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Pour l'instant, le vin n'est pas mentionné dans le champ d'application du nouveau règlement, mais il n'est pas non plus spécifiquement exclu puisque le champ d'application de la deuxième version intègre tous les produits alimentaires transformés destinés à la consommation humaine donc implicitement le vin.
L'esprit du nouveau règlement prône notamment :
- l'unicité du concept bio : Le texte prévoit que les marques privées devront prouver en quoi elles sont différentes de la réglementation de ase.
- l'étiquetage : Concernant l'étiquetage, il y a débats autour de deux concepts / le logo bio de l'UE et la mention "UE BIOLOGIQUE"
- la libre circulation des produits bio : Les produits bio devront pouvoir être vendus sur tous les pays de l'UE. Pour l'instant ce n'est pas le cas du fait de certaines normes privées et de l'hétérogénéité des conditions du contrôle (il y a tous les systèmes en Europe : public, public sous-traité par le privé, privé)
Un projet européen pour en discuter
Le texte final est encore en discussion. Pour faire valoir ses intérêts, la filière vin bio de France inscrit son action au sein du projet européen Orwine pour une définition de règles de vinification en Europe. Ce projet mobilise 10 partenaires principaux dans 4 pays (Italie, France, Allemagne, Suisse), ainsi que le groupe Europe de l'IFOAM (International Federation of Organic Agriculture Movements). Les partenaires français sont l'ITAB, l'INRA et l'ITV. Le projet ORWINE doit permettre de mieux connaître les pratiques oenologiques des vignerons biologiques européens, de tester des pistes d'amélioration de celles-ci, et de clarifier les conditions dans lesquelles peuvent être définies des règles communes pour la vinification biologique.
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